mardi 20 mars 2012

Nanotechnologie : les images moléculaires d'IBM aident à la miniaturisation

Pour la première fois, des chercheurs d'IBM ont réussi à voir comment une charge éléctrique était distribuée à l'intérieur d'une molécule. C'est une avancée capitale pour la recherche fondamentale au moment où les scientifiques cherchent à miniaturiser des circuits à l'échelle du nanomètre.
Nanotechnologie : les images moléculaires d'IBM aident à la miniaturisation IBM a étudié le comportement de structures moléculaires placées sur des surfaces artificielles. « L'objectif est de rendre ces molécules fonctionnelles dans le futur, pour les utiliser comme des interrupteurs ou des transistors par exemple », a déclaré Fabian Mohn, chercheur chez IBM. Ce sont des techniques de microscopie et d'imagerie avancées qui ont été utilisées pour voir comment se répartissait et se distribuait la charge de liaisons chimiques formées entre atomes et molécules placés sur ces surfaces.
« Cette percée de la recherche est un pas en avant dans la compréhension, le contrôle et le peaufinage des structures moléculaires des systèmes électriques », a déclaré le chercheur. Par exemple, une molécule qui aurait des propriétés intéressantes pour séparer des photons en charges positives et négatives dans chaque direction pourrait faciliter et rendre plus efficace la transformation de la lumière en électricité par les cellules solaires.

Utiliser les recherches pour modifier le graphène

« Cette découverte permet aussi de mieux comprendre l'efficacité d'une structure moléculaire comme interrupteur, diode ou transistor », a déclaré Michael Crommie, professeur de physique à l'Université Berkeley de Californie, et chercheur auprès du Lawrence Berkeley National Laboratory. « Certaines personnes pensent qu'il serait intéressant d'utiliser les molécules comme des blocs de construction pour les systèmes électriques », a déclaré le chercheur qui n'a pas participé à la recherche d'IBM. « L'un des problèmes est de trouver comment organiser les molécules sur ces surfaces pour faire ce que nous voulons qu'elles fassent. Beaucoup de chercheurs travaillent sur le sujet. »

« La technique d'IBM repose sur un outil de diagnostic qui permet aux chercheurs de mieux caractériser les petites structures », a déclaré Michael Crommie. Les molécules sont des assemblages d'atomes ayant des configurations particulières et reliées entre elles par des liaisons chimiques. Elles se comportent différemment selon l'environnement. Les électrons maintiennent les atomes ensemble et donnent aux molécules toutes leurs propriétés. La façon dont les systèmes moléculaires peuvent se comporter est infini. « Les chercheurs aimeraient prédire le comportement moléculaire sur les surfaces et affiner les structures en conséquence », a expliqué l'universitaire. Par exemple, l'outil d'IBM pourrait aider les chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory à créer des dispositifs de graphène plus efficaces en leur appliquant des modifications au niveau atomique. Michael Crommie voudrait modifier le graphène en ajoutant ou en supprimant une charge, ou encore voir comment le graphène influe sur le comportement d'une molécule.

 IBM a mené ses propres recherches sur le graphène. L'an dernier, l'entreprise a montré un transistor de graphène capable d'exécuter 155 milliards de cycles par seconde, soit 50% plus rapide que les précédents transistors expérimentaux réalisés par les chercheurs d'IBM. On sait que les flux d'électrons sont plus rapides sur les transistors au graphène que les transistors classiques, et permettent des transferts de données plus rapides entre les processeurs.

Cependant, des questions demeurent, notamment pour savoir si les molécules peuvent être utilisées comme base de construction pour les semi-conducteurs. Il est également difficile de prédire la portée des découvertes annoncées par IBM. « Il faudra sans doute des années de recherche et d'expérimentation pour vérifier si les structures moléculaires peuvent se comporter de manière rationnelle dans un environnement de synthèse », a estimé Michael Crommie. « C'est de la recherche fondamentale. Ce n'est pas comme optimiser un processus qui existe déjà. Les chercheurs d'IBM cherchent de nouvelles combinaisons de matériaux qui ne sont pas utilisées dans l'industrie. On est encore loin de la production », a ajouté l'universitaire.

Prochaine étape, des circuits à l'échelle nanométrique

Selon Fabian Mohn d'IBM, la prochaine étape pourrait consister à porter la technique plus loin, pour connecter des molécules ou fixer des molécules sur le métal pour réaliser des circuits à l'échelle nanométrique par exemple. L'objectif ultime d'IBM est de faire progresser la technologie pour fabriquer des dispositifs électroniques. Mais c'est au fur et à mesure des avancées qu'il sera possible de préciser l'orientation de cette recherche. « C'est comme l'informatique quantique. En principe, on pense que ça pourrait être utile. Mais nous n'en sommes pas encore au stade des applications directes », a déclaré le chercheur.

 Article de Jean Elyan avec IDG News Servic
 http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-nanotechnologie-les-images-moleculaires-d-ibm-aident-a-la-miniaturisation-47944-page-2.html

Présentation de la première famille de systèmes dotés d'une expertise intégrée

Et si vous aviez toujours un expert à portée de main? 

Une nouvelle ère pour l'informatique
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jeudi 8 mars 2012

IBM eyes new systems with 'integrated expertise' built in

Summary: IBM on April 11 will “unveil a new era of computing” and a “new family of expert integrated systems,” according to hardware chief Rod Adkins.
NEW YORK — Rod Adkins, senior vice president for IBM Systems and Technology, said Wednesday morning that the company plans to launch a series of systems that will have “integrated expertise” built in.
Speaking at a Wall Street event for customers and prospective customers at Cipriani restaurant in Manhattan, Adkins foreshadowed an April event: on April 11, IBM will “unveil a new era of computing” and a “new family of expert integrated systems,” he said.
In other words, IBM is looking to launch a sequel to its “A Smarter Planet” initiative. IBM has long been trumpeting a new “learning age” for computing. (Sounds like an army of mini Watsons to me.)
Adkins, who talked about intelligence being embedded on every device, said that these new systems will combine IBM’s semiconductor, research and services advances in an integrated system.
“These systems will continue to evolve the notion of smarter computing,” he said.
The company plans to drop further hints leading up to the April launch, according to Adkins. Big Blue has said that it sees Watson’s technology being leveraged in multiple industries. Now it sounds like these systems will be rolling out in a more prepackaged format.

 By | February 15, 2012, 7:51am PST
 http://www.zdnet.com/blog/btl/ibm-eyes-new-systems-with-integrated-expertise-built-in/69531

mercredi 7 mars 2012

IBM au service du Louvre pour le rendre "plus intelligent"

Le géant informatique IBM met sa puissance au service du musée du Louvre, dans le but de l'aider à mieux encore protéger ses oeuvres d'art, économiser l'énergie et rester ouvert à ses millions de visiteurs. (c) Afp
Le géant informatique IBM met sa puissance au service du musée du Louvre, dans le but de l'aider à mieux encore protéger ses oeuvres d'art, économiser l'énergie et rester ouvert à ses millions de visiteurs.
(c) AfpLe géant informatique IBM met sa puissance au service du musée du Louvre, dans le but de l'aider à mieux protéger encore ses oeuvres d'art, économiser l'énergie et rester toute l'année ouvert à ses millions de visiteurs.
Avec des capteurs, des outils d'analyse en temps réel et autres outils connectés à internet, l'idée est de rendre le musée, le plus fréquenté au monde, "plus intelligent".
"Ce n'est pas un travail, c'est une mission", explique à l'AFP un vice-président d'IBM, David Bartlett, surnommé "l'homme qui murmure à l'oreil des bâtiments" pour sa passion pour une meilleure gestion des immeubles.
"Si on écoute un bâtiment de façon holistique, il y a des tas d'occasions d'améliorations", explique-t-il. "Le Louvre me dit qu'il y a tout un réseau complexe de systèmes à l'intérieur de systèmes".
Le Louvre, qui a conclu avec IBM un contrat pluriannuel d'un montant non précisé révélé lundi par le groupe informatique, réalise en moyenne 65.000 travaux de réparation ou de maintenance par an dans ses plus de 60.000 mètres carrés d'espace d'expositions permanentes, qui parfois exigent la fermeture de certaines salles ou galeries.
"Le fait qu'il abrite des milliers d'oeuvres d'art irremplaçables qui doivent être préservées pendant qu'on essaie d'accueillir des millions de visiteurs chaque année, représente une difficulté supplémentaire", souligne le responsable du département de maintenance informatique du musée, Metin Pelit.
Dans le cadre de son initiative "Smarter Buildings" ("des bâtiments plus intelligents") lancée par IBM en février 2010, le groupe new-yorkais a déjà installé son logiciel Maximo pour coordonner les opérations de nettoyage, d'entretien, de chauffage, d'éclairage, et même de verrouillage des plus de 2.500 portes qu'abrite le musée.
"On a beau concevoir la meilleure maison possible en termes d'économies d'énergie, si l'adolescent de la maison laisse la porte ouverte, ça ruine tout", fait valoir M. Bartlett - qui note au passage que le Louvre doit aussi veiller aux questions d'humidité.
Avant le nouveau système d'IBM, le personnel du Louvre s'en remettait aux papiers et formulaires pour gérer l'entretien.
Mais "gérer les visites de réparations, de nettoyage et de maintenance qui permettent de préserver les locaux et les oeuvres d'art, tout en gardant les galeries accessibles, c'est une tâche dantesque", fait valoir Metin Pelit.
"Grâce au logiciel IBM, nous sommes capables de visualiser toute l'infrastructure, et de prendre de meilleures décisions, mieux informées sur la façon et le moment de résoudre un problème, ou d'agir préventivement pour éviter un problème que sinon nous n'aurions pas vu venir".
Des capteurs permettent par exemple de repérer des filtres ayant besoin d'être changés, ou des moteurs en bout de course. Le logiciel tient à jour une liste d'intervenants spécialisés pour réaliser les travaux requis.
Alors que ce partenariat n'en est qu'à ses débuts, IBM affirme avoir déjà permis au Louvre de réaliser 40% d'économies d'énerge dans ses bâtiments anciens.
"Le Louvre est maintenant en mesure d'ouvrir au public quotidiennement la majorité de ses galeries, tout en réduisant ses coûts", selon M. Pelit.
Le programme réalisé par IBM au Louvre est l'un des plus ambitieux de l'initiative "Smarter Buildings", également retenue par l'université Tulane à La Nouvelle-Orléans (sud des Etats-Unis), ou encore par le gigantesque hôtel-casino The Venetian à Las Vegas (ouest des Etats-Unis).

 Créé le 05-03-2012 à 23h31 - Mis à jour le 06-03-2012 à 03h02   
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120305.AFP9481/ibm-au-service-du-louvre-pour-le-rendre-plus-intelligent.html

mardi 6 mars 2012

IBM : des progrès de géant dans l’informatique quantique

L’un des laboratoires de recherche de Big Blue annonce avoir accompli des progrès déterminants en vue de la fabrication d’un ordinateur quantique.
C’est le Graal de l’informatique, le mouvement perpétuel, le nirvana de l’octet, la pierre philosophale, l’Alpha et l’Omega et toutes les autres chimères que vous pourrez imaginer, bref cela s’appelle l’ordinateur quantique. Depuis 1981, le prix Nobel de physique Richard Feynmann a mis au défi les scientifiques du monde entier de créer un ordinateur quantique et non plus reposant sur des transistors comme c’est le cas depuis l’invention de l’ordinateur dans les années 40.
La principale différence entre un ordinateur quantique et un ordinateur à transistors est la suivante. Dans le premier cas, l’information est binaire matérialisée par un 0 ou un 1 selon que le courant circule ou non. Le bit est la plus petite représentation que l’on puisse alors trouver. Dans le cas d’un ordinateur quantique, ce même « bit » devenu Qubit (pour quantum bit) peut prendre la valeur 0 ou 1 ou les deux. Dès lors, cela ouvre la voie à des millions d’opérations par seconde et doit pouvoir surpasser en performances tout ce dont sont capables les plus puissants des supercalculateurs.

Maintenir les propriétés quantiques

Le principal problème existant jusqu’à maintenant est de maintenir l’intégrité de ces bits quantiques (qubits), c'est-à-dire de maintenir et de contrôler leur cohérence, ceci étant la seule possibilité pour éviter les erreurs de calcul liés à l’interférence de chaleur, de rayonnement électromagnétique. L’un des principaux travaux des chercheurs du monde en général et d’IBM en particulier est d’allonger la période pendant laquelle les qubits conservent leurs propriétés quantiques.
Pour ce faire, IBM a expérimenté des qubits supraconducteurs en 3 dimensions qui conservent leur état quantiques durant 100 microsecondes, soit 2 à 4 fois plus que les précédents records. Les ingénieurs d’IBM estiment que cette durée est le seuil minimum permettant de mettre en place des systèmes de correction d’erreurs, ce qui ouvre la voie à de nouvelles possibilités dans la construction d’un véritable ordinateur quantique. Outre ces travaux, les chercheurs d’IBM ont également travaillé sur des approches plus « traditionnelles » en deux dimensions qui se sont également révélé prometteuses.

 

Un rêve accessible

Dans ces conditions, les équipes de Big Blue considèrent désormais que la fabrication d’un ordinateur quantique ne relève plus du fantasme ou du rêve mais qu’il devrait être possible de le réaliser dans les prochaines années même s’il subsiste encore d’immenses défis scientifiques et technologiques. L’un des dirigeants du groupe quantique d’IBM, Matthias Steffen, a déclaré à Venture Beat qu’il pensait pouvoir voir un tel ordinateur de son vivant, lui qui travaille sur ces technologies depuis plus d’une dizaine d’annéesLes résultats des travaux menés par IBM sont présentés cette semaine à Boston à l’occasion de la réunion annuelle de la Société américaine de Physique.

 par Stéphane Larcher, le 28 février 2012 12:51
http://www.linformaticien.com/actualites/id/23769/ibm-des-progres-de-geant-dans-l-informatique-quantique.aspx

lundi 13 février 2012

IBM spins ultrasharp nanomanufacturing tool 100,000X smaller than a pencil tip

The new IBM tip offers lower wear rate than conventional silicon tips and is 100X stronger company claims 

 

IBM spins ultrasharp nanomanufacturing tool 100,000X smaller than a pencil tip

The new IBM tip offers lower wear rate than conventional silicon tips and is 100X stronger company claims


ibmIBM says it has developed a silicon carbide tip for nanomanufacturing applications that it claims is a thousand times more wear-resistant than current tool bits and 100,000 times smaller than a pencil tip.
IBM scientists say the the new tip can be used to fabricate all manner of bio sensors, for example for managing glucose levels in diabetic patients or monitoring pollution levels in water.
Off the wall: All hail: Inside the museum of nonsense
Developed by IBM Research- Zurich, scientists at the University of Pennsylvania and the University of Wisconsin-Madison the nano-sized tip wears away at the rate of less than one atom per millimeter of sliding on a substrate of silicon dioxide.  That fact is important IBM says because silicon-used in almost all integrated circuit devices-oxidizes in the atmosphere, forming a thin layer oxide.  Poor wear performance of the tip materials used so far, especially when slid against silicon oxide, have previously limited their usefulness for experimental applications, IBM said.
The new tip offers a much lower wear rate of conventional silicon tips and its hardness is 100 times greater than that of the previously state-of-the-art silicon oxide-doped diamond-like carbon tips developed by the same team last year, IBM stated.
"Compared to our previous work in silicon, the new carbide tip can slide on a silicon dioxide surface about 10,000 times farther before the same wear volume is reached and 300 times farther than our previous diamond-like carbon tip.  This is a significant achievement that will make nanomanufacturing both practical and affordable," said Prof. Robert Carpick of the University of Pennsylvania in a statement.
To create the new tip, the scientists said they developed a process whereby the surfaces of nanoscale silicon tips are exposed to carbon ions and then hardened so that a strong silicon carbide layer is formed, but the nanoscale sharpness of the original silicon tip is maintained. Although silicon carbide has long been known as an ideal candidate material for such tips, the unique carbon implantation and galvanizing process made it possible to harden the surface while maintaining the original shape and ensuring strong adhesion between the hardened surface of the tip and the underlying material-similar to how steel is tempered to make it harder.

By Layer 8 on Thu, 02/09/12 - 2:51pm. 

http://www.networkworld.com/community/blog/ibm-spins-ultrasharp-nanomanufacturing-tool-100000x-smaller-pencil-tip






IBM's Watson is changing careers

The Jeopardy-playing supercomputer is interesting in doing more than sparring with Alex Trebek. So it's going into business.

FORTUNE -- Beating lowly humans on Jeopardy was just the beginning. IBM's famed Watson supercomputer will soon be available as a commercialized analytics tool for data-heavy industries like healthcare, telecom and financial services.
ibm_watson_jeopardyIt's been one year since Watson followed in the footsteps of its chess-playing predecessor Deep Blue and proved -- just in case anyone had a doubt -- that machines are smarter than people. Now, Watson's first pilot customer, Indianapolis-based insurance company WellPoint (WLP), is getting ready to take the massive analytics engine for a test drive. More beta customers (spanning both healthcare and financial services) will follow in the next few months, according to IBM's (IBM) general manager of Watson Solutions, Manoj Saxena.
MORE: Buffett goes big in Big Blue
Watson was the result of IBM's years-long quest to build a natural language processing machine that could answer questions with speed and accuracy. The computing cluster, comprised of 90 servers, made its debut on Jeopardy last year. But it wasn't just a game show gimmick. IBM plans to sell Watson as a cloud-based service companies can tap to find answers in disparate data sets. For example, a financial services firm could use it to sift through news reports and market research to find likely acquisition targets. Or a healthcare company could utilize Watson to process medical articles, prior cases and even a patient's own medical history and identify the most likely diagnosis and best course of treatment.
Of course, data analytics is nothing new. But the terabytes upon terabytes of unstructured data in the world (including Tweets, Facebook updates and Amazon (AMZN) reviews) is unprecedented. According to IBM's Saxena, 90% of the world's information was generated in the last two years. Producing data is much easier than making sense of it. That's where Watson and other next-generation analytics tools come in. The supercomputer can process 200 million web pages in three seconds. What's more, it can understand human language. Think of it as the iPhone's Siri, Apple's (AAPL) intelligent personal assistant, on intergalactic steroids. In fact, Saxena says users will someday be able to access Watson from their smartphone or tablet. He also plans to "teach" Watson different languages, including Japanese and French, so it could work for customers abroad.
MORE: IBM's new chief: "Don't accept inevitable"
But while Watson has game-changing potential as an enterprise product, most companies are just starting to deploy so-called "big data" projects, and aren't ready for a heavy-duty analytics engine like Watson. To that end, IBM is rolling out "Ready for Watson," a program to get companies set up with basic analytics applications.
Analytics is a big part of IBM's long-term strategy. Over the past five years, the company has invested $14 billion in analytics-related acquisitions, including SPSS, Cognos and Netezza. By 2015, IBM expects it will rake in $16 billion from the analytics products it sells, including Watson. In the meantime, IBM competitors like Oracle (ORCL) and SAP (SAP) aren't sitting still and have made their own large-scale acquisitions in this space. And while they may not have a supercomputer of Watson's fame, it's way too early to call it a game.

  February 3, 2012: 11:56 AM ET
 http://tech.fortune.cnn.com/2012/02/03/ibms-watson-is-changing-careers/

mardi 24 janvier 2012

Les nanotechnologies au service du diagnostique des maladies avec une sonde en silicium

IBM_Labs_Zurich_sonde_Silicium
 
Le laboratoire d’IBM Labs à Zurich vient de dévoiler une sonde en silicium. Elle permettra aux pathologistes de diagnostiquer plus aisément des maladies comme le cancer et aidera à la recherche visant à la mise au point de médicaments.
 
Ce sont les décennies d’expérience d’IBM avec le silicium qui ont été exploitées par le laboratoire de la firme basé à Zurich. Appliquées aux nanotechnologies, elles ont permis aux chercheurs de mettre au point une sonde en Silicium qui sera utilisée dans l’immunohistochimie (IHC).
Encore en phase d’essai et de validation, une telle sonde devrait bientôt pouvoir permettre aux laboratoires de pathologie de faire des diagnostics plus précis avec des échantillons beaucoup plus petits.

Le silicium au service de la médecine

L’IHC consiste à localiser des protéines dans des cellules d’un tissu humain prélevé par biopsie. Les antigènes sont alors diagnostiqués grâce à l’utilisation d’anticorps.
La sonde souple et sans contact en forme de diamant de huit millimètres de largeur est dite microfluidique (science mettant en œuvre des systèmes manipulant des fluides à l’échelle du micromètre). Elle fonctionne à la manière d’un injecteur d’encre de cartouche d’imprimante. Elle dispose de deux canaux : l’un injecte un picolitre de liquide contenant des anticorps tandis que l’autre aspire continuellement pour éviter qu’il y ait trop de liquide au même endroit.
La coloration qui s’en suit permet de détecter des traces des maladies dans l’échantillon de tissu prélevé sur un patient. L’intensité de la couleur renseigne sur la maladie et son stade de développement.

Vers des diagnostics plus précis

La biopsie qui permet de prélever un échantillon de tissu humain est un procédé invasif et les échantillons sont aussi petits que possible. Or, les erreurs d’analyse sont relativement fréquentes lorsque trop ou bien trop peu de liquide est versé sur l’échantillon.
La sonde en Silicium mise au point est capable de colorer les tissus avec une précision de l’ordre du micromètre. Elle permettra de ne soumettre à l’analyse qu’une partie de l’échantillon.
« Nous avons développé une technologie de validation de concept qui, je l’espère, met la détection de pathologies sur une feuille de route moderne bénéficiant des tout derniers développements dans le domaine de la microfluidique basée sur le silicium », indique Govind Kaigala, scientifique au laboratoire de recherche d’IBM à Zurich. Il ajoute : « Cette nouvelle approche permettra aux pathologistes de colorer les échantillons de tissus avec la précision du micromètre et de réaliser facilement de multiples colorations sur un nombre limité d’échantillons. »

 

IBM développe des batteries capables de fournir 800 km d'autonomie

Même si des recherches récentes démontrent qu’une autonomie de 160 km couvre les besoins quotidiens de 83 à 95% de la population, la peur de ne pas arriver à destination reste le freins majeur à l’expansion des véhicules électriques. Un nouveau type de batteries développé par IBM pourrait bien changer la situation.

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Baptisées Lithium-air, ces nouvelles batteries peuvent théoriquement grimper à une densité d’énergie jusqu’à 1000 fois supérieure à celle des batteries Lithium-ion actuelles. Elles reposent sur une technique différente, dans laquelle l’électrode positive utilise du carbone à la place du métal.

Mais cette solution comportait un problème majeur : les batteries Lithium-air ont une résistance aux cycles de recharge extrêmement faible. Si elles pouvaient fournir une belle autonomie aux véhicules, elles ne tenaient pas dans la durée.

Les chercheurs d’IBM se sont donc penchés sur le problème et ils viennent d’annoncer avoir trouvé une solution à celui-ci grâce à l’utilisation d’un liquide d’électrolyte différent.

Des cellules Lithium-air corrigées auraient déjà été testés et un premier prototype à l’échelle 1 devrait voir le jour dès 2013. Il faudrait ensuite attendre 2020 pour voir les premières applications commerciales de ces batteries capables de fournir une autonomie théorique de 800 km aux véhicules électriques, prenant 5 fois moins de place et dont la durée de vie serait 5 fois plus importante

Par Loïc Bailliard Le 14 Janvier 2012

La traduction automatique a 58 ans, une initiative IBM/Georgetown University


Il y a 58 ans, IBM et l'Université de Georgetown inventaient la traduction automatique avec une première démonstration du russe vers l'anglais.

L'IBM 701 qui a servi de cerveau pour la traduction du russe vers l'anglais, crédit D.R.Difficile à imaginer, mais il y a 58 ans, IBM et l'Université de Georgetown s'associaient pour créer le premier programme informatique capable de traduire du Russe vers l'Anglais. Peut-être plus surprenant encore, en 1954, les expressions inscrites sur les cartes perforées et traitées par la grosse machine IBM 701 peuvent maintenant être tapées dans Google Translate sur un smartphone et traduites en à peine 10 secondes.
 
Certes, à l'époque, le programme d'IBM avait été qualifié d'avancée majeure. Le communiqué de presse publié le 7 janvier 1954 par IBM pour annoncer l'événement disait : « Une jeune femme qui ne comprend pas un mot de la langue des Soviets a poinçonné des messages en Russe sur des cartes perforées IBM. La machine IBM 701, surnommée « le cerveau», a livré ses traductions en anglais sur une imprimante automatique à la vitesse vertigineuse de deux lignes et demie par seconde. La jeune femme a inscrit « Mi pyeryedayem mislyi posryedstvom ryechyi. » Et « le cerveau » lui a répondu « La parole sert à traduire nos pensées ». Puis « Vyelyichyina ugla opryedyelyayetsya otnoshyenyiyem dlyini dugi k radyiusu », a quoi l'IBM 701 a rétorqué : « La valeur d'un angle est déterminée par le rapport entre la longueur de l'arc et le rayon ». La jeune femme a continué : «Myezhdunarodnoye ponyimanyiye yavlyayetsya vazhnim faktorom v ryeshyenyiyi polyityichyeskix voprosov, » et l'ordinateur a traduit : « dans les questions politiques, la compréhension de la situation internationale constitue un facteur important de la décision. »
Détournement de tâches pour traduire du russe

En tout, « le cerveau » a traduit plus de soixante phrases du Russe vers l'Anglais. L'étonnante machine avait interrompu ses 16 heures de travail quotidien consacrées à la résolution de problèmes de physique nucléaire, au calcul de trajectoires de fusées, aux prévisions météorologiques et autres prouesses mathématiques pour se prêter à l'exercice. Son attention avait été détournée pour un bref moment de son travail de calcul numérique fulgurant pour se pencher sur un domaine entièrement nouveau et tout à fait étrange pour ce géant électronique : comprendre la logique du comportement humain et plus précisément, traiter des mots utilisés par les humains. Le résultat, dont on peut apprécier les manifestations aujourd'hui même, a été un franc succès. Même si IBM avait pris la précaution de préciser qu'il n'était pas encore possible « d'insérer un livre en russe d'un côté et de sortir un livre en anglais de l'autre, » le constructeur avait prédit que « d'ici 5 ans, et peut-être dans 3 ans au plus, la conversion des langues par processus électronique dans des domaines fonctionnels importants où l'on utilise plusieurs langues, pourrait bien devenir un fait accompli. »

Fait intéressant, cette sorte de programmation pour réaliser des traductions, souvent dans l'actualité de l'époque, s'est avérée difficile, coûteuse et finalement controversée. En 1964, un groupe de scientifiques réuni par le ministère de la Défense et de la National Science Foundation, connue sous le nom de Automatic Language Processing Advisory Committee (ALPAC), a évalué la technologie informatique appliquée à la traduction linguistique. Son rapport « Langue et machines : Les ordinateurs pour la traduction et la linguistique », publié en 1966, a surtout contribué à saper les efforts entrepris dans ce domaine. Selon un article de Wikipedia, le groupe « a été très critique sur les efforts en cours, montrant que les systèmes informatiques n'étaient guère plus rapides que la traduction humaine, et faisant aussi valoir que, à l'inverse de ce que l'on pensait, il y avait plutôt trop que pas assez de traducteurs, et que l'offre étant supérieur à la demande, la traduction humaine restait relativement peu coûteuse - environ 6 dollars pour mille mots traduits. »

Une réussite contestée sur le plan financier

John Hutchins, expert de longue date de la traduction automatique, a écrit plus tard : « L'événement le plus connu dans l'histoire de la traduction automatique est sans doute la publication du rapport par l'ALPAC en 1966. Il a eu pour effet de mettre un terme à l'important financement dont bénéficiait, depuis une vingtaine d'années, la recherche dans le domaine de la traduction automatique aux États-Unis. Peut-être que le message sans ambigüité délivré à la population en général et au reste de la communauté scientifique a été encore plus dévastateur : que la traduction automatique était sans espoir. Pendant les années qui ont suivi, les chercheurs participant à des projets dans ce domaine préféraient la discrétion : c'était presque honteux. Jusqu'à aujourd'hui, « l'échec annoncé » de la traduction automatique a été transmis comme un fait indiscutable. L'impact de l'ALPAC est indéniable. La notoriété de ce rapport était telle que de temps en temps au cours des décennies qui ont suivies, certains chercheurs s'interrogeaient sur l'opportunité de publier « un autre ALPAC » pour régler encore le sort de la traduction automatique. Au-delà de la controverse, l'apprentissage des langues par des méthodes  informatiques a prospéré et on a vu se développer des méthodes intéressantes.

Photo de L'IBM 701 qui a servi de cerveau pour la traduction du russe vers l'anglais, crédit D.R.
Article de Jean Elyan avec IDG NS 

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-la-traduction-automatique-a-58-ans-une-initiative-ibm-georgetown-university-47429.html